Kesha affirme que sa maison de disque, Sony, lui aurait demandé de démentir le viol qu’elle aurait subi de la part de son producteur, et de s’excuser publiquement, en échange d’une rupture à l’amiable de son contrat.

Nouveau rebondissement dans l’affaire Kesha, qui oppose la popstar américaine à Dr. Luke, son producteur et manager qu’elle accuse de l’avoirviolée et harcelée moralement pendant des années, et Sony, la maison de disque à laquelle il est rattaché. Cette fois, la chanteuse affirme sur Instagram que Sony lui aurait proposé de la libérer de son contrat avec eux, en échange qu’elle revienne sur ses accusations.

« On m’a proposé de me rendre ma liberté si je mentais. J’aurais dû m’excuser publiquement et dire que je n’ai jamais été violée, affirme Kesha dans la légende d’une photo postée sur son compte Instagram. Voilà ce qu’il se passe derrière des portes closes. Je ne reviendrai pas sur la vérité. Je préfère encore que la vérité ruine ma carrière plutôt que mentir à nouveau pour un monstre. »

Je préfère encore que la vérité ruine ma carrière plutôt que mentir pour à nouveau pour un monstre

Kesha

« L’affaire Kesha » a débuté en 2014, quand la chanteuse a accusé Dr. Luke, Lukas Gottwald de son vrai nom, son producteur depuis ses débuts, de l’avoir droguée, violée et harcelée moralement. Ne voulant plus travailler avec lui, la chanteuse de 29 ans n’a pas sorti d’album depuis Warrior, en 2012. Elle souhaite être libérée du contrat qui la lie à Sony, la maison de disque sur laquelle se trouve le label de Dr. Luke.

Mais le 19 février, la justice new-yorkaise en a décidé autrement, estimant « qu’aucun dommage irréparable » n’était commis à l’encontre de la carrière de Kesha, et que cette dernière ne disposait pas de preuves d’agression suffisantes. La chanteuse de Tik Tok s’estime victime « d’esclavage » et a décidé de faire appel de cette décision.

Kesha ne veut plus travailler avec Dr. Luke

Avant même que le jugement soit rendu, Dr. Luke s’était engagé à ne pas approcher Kesha, et à la laisser travailler sans lui sur ses prochains albums. Ce que l’entourage de la chanteuse dément. Sa mère explique ainsi que la jeune femme a besoin de l’accord de Dr. Luke avant de choisir de nouveaux collaborateurs.

De son côté, Kesha a toujours affirmé que sa démarche judiciaire n’avait pas pour but de « renégocier son contrat, mais de « se libérer de son agresseur ». De nombreuses célébrités la soutiennent publiquement, comme Ariana Grande, Taylor Swift, Demi Lovato ou encore, Miley Cyrus, qui a auparavant travaillé avec Dr. Luke. Le mot-dièse #FreeKesha (« Libérez Kesha ») a aussi donné à de nombreux tweets.