Le réseau social lance « Agents on Messenger », une plateforme permettant aux développeurs de concevoir des robots conversationnels à l’attention des marques et des entreprises au sein de son service de messagerie Messenger.

L’ère des bots est officiellement ouverte. Quelques jours après Microsoft, Facebook a annoncé mardi 12 avril lors de la conférence F8 qui se tient à San Francisco la mise en service de « Agents on Messenger », une plateforme permettant aux développeurs de concevoir des chatbots au sein de son service de messagerie Messenger. Le réseau social veut faire de Messenger un espace central où les marques et les entreprises pourront interagir directement avec les quelque 900 millions d’utilisateurs de sa plateforme grâce à des robots conversationnels mêlant intelligence artificielle et expertise humaine. Une avancée qui devrait redéfinir la façon dont les entreprises vendent des produits et des services.

Le futur des applications

Contraction de « chat », pour « converser » en anglais, et de « bots », pour « robots », les chatbots peuvent passer en revue d’énormes bases de données pour trouver des éléments de réponse en quelques instants et adopter les mécanismes de langage des humains pour converser avec eux. Ces nouvelles fonctionnalités interactives permettront aux utilisateurs de Messenger de commander un taxi, une pizza, un billet d’avion, réserver au restaurant ou converser avec un support client directement depuis la messagerie de Facebook sans avoir à passer par plusieurs applications à la fois. Il suffira pour cela de répondre à une série de questions dans le chat Messenger.

Les outils annoncés mardi comprennent une interface de programmation (API) permettant aux développeurs de concevoir les chatbots pour Messenger et d’intégrer des widgets sur les sites web des entreprises. Si l’essentiel des annonces ont concerné les professionnels du commerce, la plateforme sera également ouverte aux médias pour permettre aux éditeurs de proposer des informations personnalisées et de plus en plus ciblées aux utilisateurs. Selon Mark Zuckerberg, grâce à l’intelligence artificielle et au traitement du langage naturel combinés à l’expertise humaine, les utilisateurs parleront aux bots Messenger comme à des amis.

En pole position pour la guerre des bots

Facebook rejoint une bataille déjà engagée par le chinois WeChat, les messageries sécurisées Kik et Telegram et l’outil de communication en entreprises Slack et dans laquelle sont également impliqués Microsoft, Google et Apple. Fort de sa base de 900 millions d’utilisateurs, de ses relations avec les annonceurs, les médias et les entreprises et de son vaste écosystème de développeurs, le groupe de Mark Zuckerberg dispose d’une force de frappe sans équivalent pour proposer la plateforme la plus attrayante pour les utilisateurs.