Le chanteur revient sur le devant de la scène avec un livre, « Là ou le soleil disparaît », où il évoque plusieurs drames de sa vie.

Après avoir fait danser la France entière avec ses tubes, Corneille a peu à peu disparu de la scène artistique et publique. Il revient ce 6 octobre avec un livre : Là où le soleil disparaît. Il y évoque plusieurs grands drames de sa vie, comme le massacre de sa famille au Rwanda lorsqu’il était plus jeune. Désormais, il estime être « beaucoup moins triste », même s’il est toujours animé d’une « tristesse qui, avec le temps, prend un petit peu moins de place ».

L’artiste revient aussi sur le viol dont il a été victime lorsqu’il avait six ans, un événement qui le hante puisqu’il est arrivé « dans un cadre intime et dans un cadre de confiance ». Selon lui, lorsqu’on est victime d’un tel acte, « on essaie de rendre cet acte normal ». Mais il explique aussi qu' »à un moment donné, [il a] eu le courage de nommer cette chose qu’on appelle ‘abus sexuel' ». Avec le recul, il estime même que ce drame « a laissé des traces beaucoup plus indélébiles que la perte de [sa] famille ».

Le 15 avril 1994, l’artiste voyait toute sa famille périr sous ses yeux lors du génocide rwandais. À ce sujet, il affirme en vouloir encore à son père qui « a vu les signes [du génocide] arriver et avait les ressources pour que sa famille puisse sortir du pays le temps que la tempête se calme. » En revanche, avec le recul, il estime désormais qu’il aurait « peut-être fait la même chose ».

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