L’acteur, venu remettre un prix lors de la soirée des César 2017, a réagi au climat de tensions entre policiers et banlieue.

L’actualité lourde de ces derniers jours a inspiré le monde de la culture, réuni à Paris pour la 42e édition des César, vendredi 24 février. Après François Ruffin, sacré dans la catégorie du meilleur documentaire pour Merci Patron, qui s’est emporté contre les délocalisations économiques, François Cluzet est, lui aussi, sorti du cadre pour livrer son sentiment sur la rupture entre policiers et banlieues.

Avant de remettre le prix de la meilleure adaptation à l’équipe de Ma vie de courgette, l’acteur de Intouchables a lâché devant l’assistance : « Tout est une histoire d’adaptation. Si on peut dire « bamboula, c’est convenable », on doit pouvoir dire « enculé de raciste, c’est un compliment ». L’acteur est ainsi revenu sur la petite phrase prononcée par Luc Poignant sur le plateau de C Dans l’Air sur France 5. Le chargé de communication du syndicat Unité SGP Police avait jugé « convenable » l’insulte « bamboula », avant de s’excuser devant la levée de boucliers.

François Cluzet n’est pas le premier à s’offusquer en direct à la télévision. Le 10 février, alors qu’il recevait une Victoire de la musique pour Makeba, clip de Jain dont il est le producteur, Olivier Bassuet avait fait une allusion directe à la violente interpellation de Théo à Aulnay-sous-Bois huit jours plus tôt. « Aujourd’hui, ça a une saveur particulière, parce que l’on traverse des moments troubles, et je voulais dire à ma fille que l’on n’est pas des bamboulas et qu’on est tous des Théo », avait-il amorcé.