Comme nouvel extrait de l’album « 4:44 », Jay-Z dévoile le court-métrage illustrant « Family Feud » dans lequel le rappeur fait amende honorable auprès de Beyoncé après lui avoir été infidèle…

En juin dernier, alors que Beyoncé venait d’accoucher de ses jumeaux, son mari Jay-Z donnait naissance à un autre bébé : « 4:44 », le 13ème album de sa carrière. Sorti en exclusivité sur Tidal, ce projet profondément intime a été l’occasion pour le rappeur d’évoquer des sujets personnels comme l’homosexualité de sa maman, le racisme qui divise toujours les Etats-Unis (« Moonlight ») ou son infidélité envers Beyoncé. C’est dans le titre qui donne son nom à l’album que Jay-Z fait amende honorable : « I apologize, our love was one for the ages and I contained us ». Dans une interview accordée au New York Times Style Maga­zine en novembre, le rappeur américain a confirmé que l’album « Lemonade » de Beyoncé avait été créé en réaction à ses écarts de conduite : « Nous étions assis dans l’oeil de ce cyclone. La meilleure place est pile au milieu de la douleur. Et c’est là que nous nous sommes assis. Et c’était inconfortable. Et nous avons eu beaucoup de conversations ».

Des conversations qui ont fini par nourrir en substance les chansons de « 4:44 », dont « Family Feud ». Il s’agit du seul titre en duo avec Beyoncé. S’il raconte en première lecture les tensions entre l’ancienne école de rappeurs et les nouveaux talents d’aujourd’hui, la phrase « Nobody wins when the family feuds » prend évidemment un tout autre sens. C’est bien l’adultère qui est au coeur du clip de « Family Feud », réalisé par la cinéaste Ava DuVernay (« Selma ») comme un véritable court-métrage de 8 minutes. Son casting donne le tournis : au détour d’une scène, on reconnaît Michael B. Jordan, Jessica Chastain, Thandie Newton, America Ferreria, Brie Larson, Rosario Dawson et même Blu Ivy. Le récit, entre passé, présent et future, imagine un nouvel ordre mondial dirigé par des femmes (les Mères Fondatrices) tandis qu’on suit en parallèle les confessions de Jay-Z, qui raconte ses pêchés dans une église sous le regard stoïque de Beyoncé. Une vidéo à la fois personnelle et universelle.

Source: Pure Charts