Dans un entretien en roue libre, Quincy Jones accuse Michael Jackson d’avoir copié « Billie Jean ». « Il a volé beaucoup de chansons » ajoute-t-il

A 84 ans, Quincy Jones n’a plus rien à prouver. Durant sa longue carrière entamée en 1955, l’artiste né à Chicago a été arrangeur pour Frank Sinatra, Ray Charles ou Tony Bennett, patron des labels Warner, Columbia, Mercury ou Intescope, compositeur de musiques de films (« La Couleur pourpre » de Steven Spielberg), producteur de génie pour Lesley Gore ou Nana Mouskouri et a reçu un record de 79 nominations aux Grammy Awards pour 28 récompenses au total. Mais c’est surtout son tandem de choc avec Michael Jackson qui a marqué les mémoires. Sans lui, pas de roi de la pop : Quincy Jones est l’artisan des succès colossaux des albums cultes « Off the Wall » (1979), « Thriller » (1982) et « Bad » (1987) !

« Il a volé beaucoup de chansons »

Avec un tel bagage et son expérience, la parole du musicien de 84 ans est donc écoutée avec attention. Mais sa dernière interview pour Vulture fait beaucoup couler d’encre. Sans prendre de gants, Quincy Jones assène plusieurs tacles à Michael Jackson, qu’il accuse de plagiat. « Je ne veux pas le dire publiquement, mais Michael a volé beaucoup de choses. Il a volé beaucoup de chansons » affirme-t-il de but en blanc, appuyant ses dires en évoquant l’un de ses plus célèbres tubes : « Billie Jean », dont il a supervisé la production. D’après lui, le morceau est une copie de « State of Independence » de Donna Summer, une reprise de Vangelis produite par Quincy Jones et sortie quatre mois avant l’album « Thriller ». « Les notes ne mentent pas. Il était aussi machiavélique qu’il est possible de l’être » lâche le producteur. Il raconte ainsi que le roi de la pop était « cupide » et qu’il a refusé de créditer le musicien Greg Philliganes pour avoir écrit une section de son hit « Don’t Stop ‘Til You Get Enough » : « Il aurait dû lui donner 10 pour cent du morceau ».

Interrogé sur le rapport qu’entretenait Michael Jackson avec la célébrité, Quincy Jones explique que le chanteur disparu en 2009 a toujours souffert de sa relation avec son père Joseph. « Il avait un problème avec son apparence parce que son père lui avait dit qu’il était affreux et avait abusé de lui » raconte-t-il. Selon lui, c’est pour cette raison qu’il a développé une addiction à la chirurgie esthétique : « Il justifiait ça en disant qu’il avait une sorte de maladie. Des conneries ». Michael Jackson n’est pas la seule légende à en prendre pour son grade. Durant cet entretien, Quincy Jones assure que les Beatles étaient « les pires musiciens au monde » : « Ils ne jouaient pas, ces cons-là. Paul était le pire bassiste que j’avais jamais entendu. Et Ringo ? On n’en parle même pas ». Des propos loin de passer inaperçus…