Le dernier album de l’artiste de 33 ans, « KOD », sorti le 20 avril, s’est hissé en tête du classement Billboard des ventes aux États-Unis.

Le succès monstre du rappeur américain J. Cole, à l’image lisse et aux prises de position anti-drogues, a de quoi surprendre dans un genre où la glorification des trafics en tout genre est souvent de mise. Le dernier album de l’artiste de 33 ans, « KOD », s’est hissé en tête du classement Billboard des ventes aux États-Unis. Le disque, qui s’est vendu à 397.000 exemplaires depuis sa sortie le 20 avril, est même devenu le troisième album le plus écouté de l’histoire sur les plateformes de streaming.

Propos engagés et jazz. Le rappeur de Caroline du Nord est resté fidèle à la recette qui a fait son succès : propos engagés et influences de jazz. « Je comprends que ce message n’est pas le plus cool à faire passer/Mais si tu veux essayer ça, je connais un autre moyen – Médite! », rappe-t-il notamment sur le morceau « Friends ».

Une figure à part. J. Cole reste plus facile d’accès pour un grand public néophyte que Kendrick Lamar, l’artiste le plus encensé actuellement dans la scène rap américaine. Salué par certains mais critiqué par d’autres, en raison notamment de l’absence de risque dans sa musique, Jermaine Cole, de son vrai nom, reste une figure à part dans le monde du rap américain. Dans un entretien au site spécialisé Vulture, il estimait que le rap actuel était caricatural. « Si vous excluez les trois plus grosses têtes d’affiche, les plus gros rappeurs sont tous des versions exagérées des stéréotypes sur les Noirs », assurait-il.