Le rappeur doit se produire les 19 et 20 octobre dans la salle de spectacle parisienne

Des politiques de droite et d’extrême droite se sont élevés dimanche 10 juin contre les prochains concerts au Bataclan du rappeur Médine, qui avait suscité une polémique en 2015 avec le titre Don’t Laïk, paru une semaine avant l’attentat contre Charlie Hebdo.

« Au #Bataclan, la barbarie islamiste a coûté la vie à 90 de nos compatriotes. Moins de trois ans plus tard, s’y produira un individu ayant chanté ‘crucifions les laïcards’ et se présentant comme une ‘islamo-caillera’. Sacrilège pour les victimes, déshonneur pour la France« , s’est offusqué sur Twitter le président des Républicains, Laurent Wauquiez.

Sollicité par l’AFP, le codirecteur du Bataclan, Jules Frutos, n’a pu être joint. Le député Les Républicains des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti, a demandé « au président Emmanuel Macron d’interdire ce concert« , estimant dans un communiqué que « si la liberté d’expression est un droit fondamental, il y a des symboles qui ne peuvent être profanés« .

« Aucun Français ne peut accepter que ce type aille déverser ses saloperies sur le lieu même du carnage du #Bataclan. La complaisance ou pire, l’incitation au fondamentalisme islamiste, ça suffit !« , a pour sa part écrit la présidente du Rassemblement national (ex-FN), Marine Le Pen, sur son compte Twitter.

Une pétition lancée pour l’annulation des concerts

Une pétition contre la tenue des concerts les 19 et 20 octobre a été lancée sur change.org par Grégory Roose, ex-délégué départemental du FN dans les Alpes-de-Haute-Provence.