Un collier avec un soleil noir vendu sur la boutique officielle de Shakira a été retiré de la vente après une polémique. Le symbole était en effet utilisé par les nazis.

C’est ce qu’on appelle un bad buzz. La star colombienne de la pop Shakira a retiré de sa boutique officielle un collier avec un soleil noir, symbole utilisé notamment par les nazis, après une polémique sur les réseaux sociaux.

Si la figure du soleil noir – un cercle représentant le soleil entouré de 12 rayons – a une origine plus ancienne que la seconde Guerre Mondiale, la société productrice des concerts de l’artiste, Live Nation, a décidé de retirer le collier de la vente. Sur les réseaux sociaux, les internautes n’avaient pas épargné Shakira, certains allant jusqu’à la qualifier de « nazi ».

« Le collier conçu par Live Nation pour la tournée El Dorado de Shakira s’est fondé sur l’iconographie précolombienne », a assuré l’entreprise américaine sur son compte Twitter.
Cependant « certains fans ont fait part de leur inquiétude car le dessin a une ressemblance involontaire avec les images néonazis. Nous nous excusons sincèrement pour cette similitude accidentelle et nous avons retiré de manière définitive l’article de la collection de la tournée », a ajouté Live Nation.

Une origine mérovingienne

S’il a fait partie de la symbologie nazie, le soleil noir a une origine plus ancienne: dans son livre « Black Sun : Aryan Cults, Esoteric Nazism, and the Politics of Identity », l’historien et chercheur britannique Nicholas Goodrick-Clarke affirme qu’il remonte aux disques ornementaux des Mérovingiens, une dynastie médiévale qui a régné sur une partie de l’Europe occidentale entre le Ve et le VIIIe siècle.

Alvaro Ortiz, chercheur de l’Unité de patrimoine culturel et historique de l’Université de Rosario en Colombie, souligne que plusieurs symboles repris par le nazisme ont ainsi été utilisés dans des contextes très divers.

Ambassadrice de bonne volonté de l’Unicef, Shakira, 41 ans, a manifesté son rejet du racisme dans différents articles comme celui qu’elle a écrit, en février 2017, dans le magazine Time contre la politique migratoire de Donald Trump.