Dans l’édition de septembre du magazine américain «Vogue», Beyoncé se confie sur la naissance de ses jumeaux Rumi et Sir, sur l’acceptation de son corps après la grossesse, sur l’éducation de ses trois enfants.

C’est une couverture historique : Beyoncé pose en Une du numéro de septembre de l’édition américaine du magazine «Vogue». Pour l’occasion, la chanteuse a choisi la photographe Tyler Mitchell, 23 ans. «Quand j’ai commencé, il y a 21 ans, on m’a dit que ce serait dur pour moi d’être en couverture des magazines parce que les personnes noires ne vendent pas», raconte Beyoncé pour expliquer son choix. «Clairement, il a été prouvé que c’est un mythe. Non seulement une Africaine-Américaine est en couverture du numéro du mois le plus important de « Vogue », mais c’est aussi la première fois qu’une couverture de « Vogue » est prise par une photographe africaine-américaine.»

Beyoncé continue : «Il y a tellement de barrières culturelles et sociétales que j’aime faire tout ce que je peux pour présenter un point de vue diffèrent pour des gens qui peuvent parfois sentir que leur voix ne compte pas.» La chanteuse ne s’arrête pas là. Souhaitant servir d’exemple, elle a également décidé de poser sans maquillage. «Je pense que c’est important pour les femmes et hommes de voir et d’apprécier leur beauté naturelle. C’est pour ça que j’ai enlevé mes perruques et mes extensions de cheveux et que je n’ai utilisé que peu de maquillage pour ce shooting photo.» Le résultat n’en est pas moins épatant : Beyoncé est splendide, avec ses cheveux tressés ou son crâne recouvert d’une couronne de fleurs.

« J’ai eu une césarienne d’urgence »

Dans l’interview, Beyoncé se confie avec candeur sur sa vie, ses enfants, sa famille. Elle raconte notamment l’accouchement difficile de ses jumeaux. «Je faisais près de 100 kilos le jour où j’ai donné naissance à Sir et Rumi. J’étais enflée à cause de la pré-éclampsie [hypertension artérielle qui apparaît dans la deuxième moitié de la grossesse, NDLR] et j’étais au repos, couchée, depuis plus d’un mois. Ma santé et la santé de mes bébés étaient en danger, alors j’ai eu une césarienne d’urgence. Nous avons passé plusieurs semaines dans l’unité de soins intensifs néonatals.»

Beyoncé a alors pu compter sur le soutien de son mari Jay-Z, son «soldat», comme elle le décrit. «Je suis fière d’avoir été témoin de sa force et de son évolution en tant qu’homme, ami, père», confie-t-elle. La chanteuse a mis du temps à se remettre de son accouchement et de sa césarienne : «J’avais besoin de temps pour guérir, pour récupérer. Pendant tout ce temps, je me suis occupée de moi, et j’ai accepté le fait d’avoir plus de formes. J’ai accepté mon corps tel qu’il était. Après six mois, j’ai commencé à me préparer pour Coachella. Je suis devenue temporairement vegan, j’ai arrêté le café, l’alcool, et les jus de fruits.»

Accepter son corps et ses formes

Mais Beyoncé n’était «pas pressée» de perdre le poids qu’elle avait pris pendant la grossesse, contrairement à son premier accouchement de Blue Ivy. «Après la naissance de mon premier enfant, je croyais en l’idée diffusée par la société sur le corps que je devais avoir. Je me suis mis la pression pour perdre le poids gagné pendant la grossesse en trois mois et j’avais organisé une petite tournée pour être sûre de le faire. Rétrospectivement, c’était dingue. J’allaitais toujours quand j’ai chanté à Atlantic City en 2012. Après les jumeaux, j’ai pris les choses différemment.»