L’hebdomadaire consacre un long article au rappeur sous contrôle judiciaire depuis une altercation avec son rival Kaaris à l’aéroport d’Orly début août.

« On verra si ils ont respecté mes propos« , a-t-il prévenu jeudi 30 août, dans un message posté sur Instagram. Une semaine avant d’être jugé, le rappeur Booba est en couverture du magazine M du Monde, en kiosques ce vendredi 31 août.

L’hebdomadaire consacre un long article au rappeur sous contrôle judiciaire depuis une altercation avec son rival Kaaris à l’aéroport d’Orly début août. « Le rap est une cour de récréation, les clashs, c’est aussi bête que ça », titre la revue.

« Titre aguicheur… Un peu facile!« , répond l’homme d’affaires de 41 ans. « Les clashs il y en a au bureau, au PMU, au Sénat, au sport, à l’Assemblée, certains s’insultent, se battent, s’empoisonnent, se tuent… C’est la vie. N’oublions pas tous les autres aspects positifs de notre métier« .

« J’aurais l’air ridicule de chanter ‘nique la police’« 

Dans cette interview réalisée fin juin à Miami, Booba raconte son histoire, et notamment son incarcération à la fin des années 1990, pour le braquage d’un chauffeur de taxi. Né d’un père noir d’origine sénégalaise et d’une mère blanche, il revient également sur sa vie de famille et surtout sa mère, dont il s’est toujours senti proche. De son vrai Elie Yaffa, il révèle avoir subi des attaques antisémites, bien qu’il ne soit pas juif. Des attaques visant à le discréditer, affirme-t-il.

Booba analyse aussi son œuvre dans les colonnes du Monde: « Mon rap évolue avec mon environnement« , explique-t-il pour justifier son changement d’attitude vis à vis des forces de l’ordre: « avant je parlais du RER C, maintenant de mon jet privé. J’aurais l’air ridicule de chanter ‘nique la police’ et ‘fuck l’Etat’ à longueur de journée!« 

Père de deux enfants de 4 et 3 ans, le rappeur a décidé de les déscolariser: « Je préfère que mes enfants restent avec moi. Quand on sait ce que les humains sont capables de faire… Je m’en méfie comme de la peste, ce sont des démons!«