La bagarre entre les deux rappeurs dans un hall de l’aéroport d’Orly pourrait connaître des suites judiciaires dont les faits sont passibles de 7 ans de prison.

La justice prend très au sérieux la très violente altercation entre les rappeurs Booba et Kaaris, ce mercredi 1er août, dans le hall 1 de l’aéroport d’Orly. Le parquet de Créteil envisage d’ouvrir une information judiciaire, notamment au regard de la gravité des faits et de leurs conséquences sur le trafic aérien. Placés en garde à vue dans les locaux de la police aux frontières (PAF) d’Orly, ce mercredi 1er août, les deux rappeurs et leur entourage en sont venus aux mains pour des raisons qui demeurent encore obscures.

Kaaris et deux de ses proches auraient indiqué, au cours de leur audition, « avoir été agressés » par Booba et plusieurs personnes qui l’accompagnaient. Les deux rappeurs devaient se rendre à un show case à Barcelone en Espagne lorsqu’ils se sont croisés dans ce hall de l’aéroport d’Orly. « Ces faits de violences volontaires en réunion commises dans un lieu destiné au transport en commun de personnes sont passibles de 7 ans de prison, indique une source proche de l’affaire. Au regard des faits, des antécédents des protagonistes et des retards enregistrés sur les vols, l’ouverture d’une information judiciaire est envisagée. »

« Véritable guet-apens »

L’un des avocats de Kaaris et de plusieurs de ses proches, Me Yassine Yakouti, a indiqué à nos confrères de Le Point que ses clients étaient tombés dans « un véritable guet-apens ». « Ils ignoraient la présence de Booba et de son groupe à l’aéroport, précise Me Yassine Yakouti. Un témoin relate que Booba aurait alerté par téléphone d’autres personnes pour lui prêter main-forte. Un de mes clients a été la cible d’un jet de bouteille à l’arrière du crâne. » De son côté, l’avocat de Booba, Me Yann Le Bras, a fait savoir « qu’un groupe d’individus comprenant le rappeur Kaaris s’en est pris à Booba qui était sur le point d’embarquer ». Ce jeudi 2 août, les gardes à vue des protagonistes de cette affaire sont toujours en cours.