Booba, 41 ans, et Kaaris, 38 ans, ont été jugé en comparution immédiate pour violence aggravées au tribunal de Créteil vendredi 3 août, a annoncé le parquet de Créteil (Val-de-Marne).

Les deux rappeurs avaient été interpellés mercredi à l’aéroport d’Orly après une bagarre ayant également impliqué des membres de leur entourage. Neuf d’entre eux ont été jugés à leurs côtés vendredi

Deux versions contradictoires se sont opposé au tribunal de Créteil (Val-de-Marne), au sujet de la rixe qui a opposé Booba à Kaaris. Maître Yann Le Bras, l’avocat de Booba, s’est exprimé : « au tout début de l’altercation, vous avez le groupe de Kaaris qui est dans la salle d’embarquement, une partie du groupe de Booba est encore au passage sécurité, ils sont dispersés. Au moment où le groupe de Kaaris leur fait face dans l’allée principale, ils décident de les contourner. C’est très visible sur les vidéos. Et une fois qu’ils sont à hauteur et de profil, le groupe de Kaaris avance vers eux de façon menaçante. Kaaris se met devant Booba et l’échange de coups démarre. Ensuite ils se déplacent le long des magasins puis rentrent dans la parfumerie avec des jets de bouteilles par Kaaris lui même, et de tous les objets qui lui passent sous la main »

L’avocat de Booba poursuit : « ensuite, une bouteille la main, un des membres du groupe Kaaris frappe à la tête. C’est la qu’il est repoussé et frappé par trois personnes ». Il précise que dans le groupe de Kaaris, certains ont reconnu les violences avec des bouteilles, qui ont causé les plus graves blessures.

Selon son avocat, Booba a indiqué en cours d’audition que même s’il a des antécédents, et qu’il y a un climat vindicatif avec Kaaris, « il n’imaginait pas » qu’une bagarre pourrait éclater dans un hall d’aéroport

David-Olivier Kaminski, avocat de Kaaris : « selon les éléments convergents il apparaît qu’il y avait un groupe d’agresseurs et un groupe d’agressés. Mon client fait partie du second groupe. ». Il ajoute qu’il s’agit de « réplique pure et simple qui n’apparaît pas disproportionnée » de la part du groupe de Kaaris.

En somme, chaque groupe s’est renvoyé la responsabilité des violences. Plusieurs avocats, dont celui de Kaaris, ont demandé un renvoi pour préparer la défense de leurs clients