Le réseau social Facebook, dont de nombreux jeunes se détournent, tente de reconquérir ce public en réorganisant ses équipes.

Facebook, qui cherche à attirer davantage les plus jeunes qui le boudent de plus en plus, a dans ce but réorganisé ses équipes chargées de concevoir produits et fonctionnalités à leur intention, a indiqué le réseau social jeudi.

Une équipe jeunesse concentrée sur Messenger Kids. Certaines idées, comme une plateforme baptisée « LOL » dédiée à des « memes » (photos, mini-vidéos, textes le plus souvent sarcastiques partagés en masse sur Internet), ont été mises au panier au sein de « l’équipe jeunesse », qui se concentre maintenant davantage sur des produits plus prometteurs, a expliqué le réseau social.

« L’équipe jeunesse s’est restructurée pour travailler sur les priorités, dont des efforts supplémentaires sur Messenger Kids », la version pour enfants de la messagerie instantanée, lancée fin 2017, a déclaré Facebook dans un courriel. Dans cette version adaptée aux 6-12 ans, les contacts doivent être validés par les parents et il n’y a ni pub ni achats intégrés dans l’application, disponible aux États-Unis, au Canada, au Mexique, au Pérou et en Thaïlande.

Une manière de sécuriser Internet pour les enfants ? L’argument de Facebook consiste à dire que, puisque les enfants vont de toute façon sur Internet, autant qu’ils le fassent de façon sûre. Pour ses détracteurs, cela incite les enfants à passer encore plus de temps sur les écrans et sert surtout à Facebook à fidéliser des usagers dès le plus jeune âge.

Facebook a assuré que cette réorganisation n’était pas liée à la controverse récente autour d’une application qui lui permettait de collecter des informations auprès d’utilisateurs rémunérés, parmi lesquels figuraient de jeunes ados. Officiellement, il faut avoir 13 ans pour créer un profil Facebook.