Cette vidéo compromettante a été retrouvée par hasard par un homme qui rangeait de vieilles cassettes. Elle a été transmise aux enquêteurs.

Libéré sous caution à la fin du mois de février, le chanteur américain R. Kelly, inculpé de 10 chefs d’accusation d’abus sexuels, est loin d’être tiré d’affaire. Dimanche 10 mars, l’avocate spécialisée Gloria Allred a annoncé qu’une nouvelle vidéo compromettante pour l’artiste avait été retrouvée par un couple d’américains, présent à ses côtés lors d’une conférence de presse.

Gary Dennis, père de deux filles, a expliqué aux journalistes avoir retrouvé la vidéo en rangeant de vieilles cassettes. L’une d’elles était étiquetée comme contenant du sport et ce qu’il pensait être un concert de R. Kelly. Il a indiqué avoir commencé à la regarder avant de découvrir, « surpris et choqué », qu’il ne s’agissait pas d’un concert mais de R. Kelly « en train d’abuser sexuellement des mineures afro-américaines. »

« Il semblait commander les filles, qui semblaient juste faire ce qu’il leur demandait de faire », a-t-il ajouté. Il allait jeter la cassette mais en a été dissuadé par sa femme, qui avait vu le documentaire « Surviving R. Kelly » sorti en janvier dernier. Plusieurs femmes y accusent le chanteur de 52 ans d’avoir eu des relations avec des filles de moins de 16 ans, et de s’être entouré d’esclaves sexuelles. La star du R&B a toujours démenti ces accusations.

L’avocate Gloria Allred a ajouté que Gary Dennis n’avait jamais rencontré ni eu aucune communication avec le célèbre musicien. Elle n’a pas précisé comment il s’était trouvé en possession de la cassette mais a assuré que la vidéo avait été transmise aux enquêteurs et ne serait pas rendue publique.

C’est la troisième cassette publiquement révélée depuis 15 jours, dans la foulée de la diffusion du documentaire. Les deux premières avaient été évoquées par Michael Avenatti, un autre avocat représentant des victimes de R. Kelly. Gloria Allred a déclaré qu’elle pensait qu’il y avait « d’autres cassettes de R. Kelly en circulation », et appelé tous ceux qui pourraient en avoir ou y avoir accès à « les remettre aux autorités ».